
Alerte sur une coupe de 5 milliards d’euros dans les transports
Publié le 15/10/2026
Un compromis budgétaire qui rabote le financement des infrastructures de l’UE
Dans le cadre des négociations sur le cadre financier pluriannuel de l’Union européenne pour la période 2028-2034, la présidence irlandaise du Conseil de l’UE a soumis une proposition de compromis révisant à la baisse les ambitions budgétaires globales. Ce projet prévoit une réduction de 8 % du montant total proposé par la Commission européenne. Pour le secteur des transports, cette coupe budgétaire se traduirait par un retrait d’environ 5 milliards d’euros enveloppés dans le Mécanisme pour l’interconnexion en Europe (MIE), le principal outil de financement des grands axes et liaisons transfrontalières.
Des besoins urgents en décarbonation et en parkings face à des ressources insuffisantes
Cette réduction budgétaire suscite de vives inquiétudes au sein de l’Organisation mondiale des transports routiers (IRU), qui rappelle que la demande actuelle de financements via le MIE dépasse déjà largement les fonds disponibles. Selon la directrice de la représentation de l’IRU auprès de l’UE, Raluca Marian, les seuls budgets nationaux ne pourront pas compenser cette perte pour financer les réseaux de recharge pour véhicules zéro émission, la sécurisation des aires de stationnement ou la numérisation des infrastructures routières. En février dernier, l’IRU et 45 organisations du secteur avaient réclamé une enveloppe d’au moins 100 milliards d’euros pour le futur MIE.
L’IRU appelle les États membres à revoir leur position financière
Soutenue par les déclarations du commissaire européen aux Transports durables et au Tourisme, Apostolos Tzitzikostas, l’organisation patronale insiste sur le fait que la compétitivité, la sécurité et la transition climatique du continent reposent sur des investissements pérennes. L’IRU demande officiellement aux États membres de réévaluer leur projet d’arbitrage avant l’adoption définitive du budget pluriannuel. L’organisation a confirmé qu’elle poursuivrait ses actions de lobbying auprès des institutions européennes tout au long du processus législatif pour préserver les priorités du transport routier.
Commentez et discutez dans l’application Solutrans+
Pour réagir à cet article, échanger avec les utilisateurs et suivre les discussions de la filière, téléchargez l’application Solutrans+.

