
Batteries : l’Europe face à un déficit de capacités pour le « made in EU »
Publié le 23/09/2026
Une production européenne encore insuffisante
Le projet d’Industrial Accelerator Act (IAA) prévoit de renforcer progressivement les exigences d’origine européenne pour les batteries. Dès 2027-2028, celles-ci devraient intégrer au moins trois composants produits en Europe, dont les cellules, puis cinq composants à l’horizon 2030-2031. Une étude réalisée par Mobility Global pour l’ACEA estime toutefois que les capacités européennes ne suffiraient pas à répondre à la demande. Même avec une production de cellules atteignant 306 GWh en 2032, l’offre resterait insuffisante.
Les poids lourds particulièrement concernés
La situation serait encore plus tendue pour les véhicules utilitaires moyens et lourds. En 2032, le déficit entre l’offre et la demande pourrait atteindre 23 GWh, avec des besoins environ quatre fois supérieurs aux capacités européennes disponibles. Si les nouvelles règles entraient en vigueur dès 2028, environ trois millions de voitures pourraient également ne pas bénéficier des dispositifs liés au label « fabriqué dans l’UE », faute de batteries répondant aux critères fixés.
Des difficultés sur les technologies et les matières premières
L’Europe doit également composer avec un décalage technologique. Les gigafactories européennes se concentrent principalement sur les batteries NMC, alors que le marché s’oriente de plus en plus vers les batteries LFP, moins coûteuses et largement dominées par les fabricants chinois. À cela s’ajoutent des capacités insuffisantes dans la production des matériaux actifs de cathodes et d’anodes. Selon l’étude, ces pénuries pourraient perdurer jusqu’en 2038-2040.
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