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La hausse des carburants asphyxie les transporteurs

UNION TLF

Informations Union TLF

Un effondrement alarmant des délais de paiement légaux

L’enquête menée par l’Union TLF auprès de 80 entreprises du secteur (représentant 1,2 milliard d’euros de chiffre d’affaires) met en lumière une détérioration marquée des règlements clients. Seuls 16 % des transporteurs interrogés déclarent être payés dans le délai légal de 30 jours, contre 23 % en mars dernier. Pire, 48 % des répondants constatent un allongement généralisé des échéances, et 29 % subissent des retards de paiement atteignant ou dépassant 45 jours.

Une répercussion du carburant de plus en plus contestée

Alors que les articles L. 3222-1 et L. 3222-2 du Code des transports imposent la répercussion de plein droit des variations énergétiques, son application sur le terrain se heurte à de vifs arbitrages commerciaux. Si 73 % des dirigeants estiment répercuter correctement les hausses, ce chiffre baisse à 50 % au sein des TPE de moins de 10 salariés. Dans le même temps, 45 % des transporteurs font face à des contestations directes de cette clause d’indexation de la part de leurs clients, auxquelles s’ajoute une pression à la baisse sur les tarifs de spot (46 %).

Une menace directe sur la survie financière des TPE/PME

Dans un contexte où le diesel professionnel s’est renchéri de 50 % depuis le début de la crise au Moyen-Orient, TLF chiffre le surcoût moyen de carburant à 8 700 € par véhicule entre mars et septembre, face à des aides plafonnées à 1 000 €. Cette avance permanente de trésorerie fragilise lourdement les exploitations : parmi les entreprises qui n’arrivent pas à appliquer l’indexation, 73 % évaluent leur risque de cessation de paiement comme modéré à élevé, contre 36 % pour celles qui parviennent à la facturer.

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