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La région Grand Est s’attaque à sa « dette grise » grâce à l’écotaxe

Thomas Balageas

Informations FFC

Une accumulation inquiétante de la dette grise

La région Grand Est fait face à un défi financier majeur concernant l’entretien et la réhabilitation de son patrimoine routier. L’accumulation des retards de maintenance au fil des ans a conduit à ce que les experts qualifient de « dette grise », représentant un coût estimé à plusieurs dizaines de millions d’euros pour remettre en état de sécurité les infrastructures départementales et régionales.

En schéma, mise à disposition des axes du réseau routier national (RRN) en rouge à la Région Grand Est, accompagnée du programme prévisionnel des travaux régionaux (lettrés de A à L) financés par la future éco-contribution poids lourds.

Le rôle clé du dispositif écotaxe

Pour financer la résorption de cette dette technique, la collectivité compte s’appuyer de manière décisive sur le produit de l’écotaxe appliquée aux véhicules utilitaires lourds en transit. Ce mécanisme fiscal, conçu pour faire contribuer les usagers de la route à l’usure des infrastructures, doit générer des flux de trésorerie pérennes spécifiquement dédiés aux travaux de voirie.

Un plan d’investissement pluriannuel engagé

Les fonds ainsi collectés permettront de structurer un vaste programme de rénovation ciblant en priorité les axes les plus dégradés et les ouvrages d’art nécessitant des interventions urgentes. Cette stratégie d’investissement doit garantir la pérennité du réseau routier tout en soutenant l’activité des entreprises locales du BTP.

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