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NAO TRM bloquées : FO Transport exige une reprise des négociations salariales

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Informations TRM24

Un blocage historique depuis 2023

Les NAO 2026 du TRM se sont conclues sans accord sur les grilles salariales. Comme les négociations annuelles obligatoires sur l’augmentation des salaires conventionnels dans le transport routier de marchandises n’ont pas abouti en décembre dernier, le point spécifique a été rajouté lors des commissions paritaires de février et d’avril 2026. En décembre, les employeurs de l’OTRE, de la FNTR et de l’Union TLF avaient un mandat pour une augmentation générale de 1 %. À la CFTC, nous étions d’accord pour signer en avril de cette année, mais la partie patronale nous a annoncé qu’elle n’avait plus de mandat.

Les grilles salariales proches du SMIC

La crise au Moyen-Orient et le blocage du détroit d’Ormuz ne contribuent pas à un climat apaisé autour des négociations salariales. Les coûts d’exploitation ont fortement augmenté pour les transporteurs. FO Transport rappelle les chiffres de l’inflation : +2 % en 2024, +0,9 % en 2025. Parallèlement, les salaires n’ont pas augmenté depuis octobre 2023. Le tassement des grilles de salaires dans la branche est tel que le premier coefficient est à 12,09 euros, soit 7 centimes de plus que le salaire minimum.

FO réclame la réouverture formelle des discussions

La démarche de FO Transport du 24 juin 2026 s’inscrit dans la continuité de sa posture offensive tout au long de l’année. Les syndicats continuent de dénoncer la stagnation des grilles de salaires et le manque de reconnaissance des métiers, dans un contexte de forte inflation des coûts pour les ménages. Cette perte de dynamisme salarial pose une question fondamentale : comment attirer les 45 000 conducteurs manquants dans une branche où l’engagement et les contraintes de vie ne sont plus compensés par une perspective de carrière financière ?

Un risque d’aggravation de l’attractivité du secteur

Dans un contexte où les entreprises de transport peinent déjà à recruter, la stagnation salariale constitue un signal négatif supplémentaire. La prochaine revalorisation du SMIC prévue en juillet 2026 pourrait mécaniquement ramener plusieurs coefficients en dessous du minimum légal, forçant une intervention d’urgence des partenaires sociaux ou du législateur.

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