
« Ne cassons pas ce qui marche » : la profession défend B100, HVO et bioGNV face à la piste fiscale
Publié le 03/06/2026
Le déclencheur : la mission flash décarbonation TRM.
Après la publication du rapport de la mission flash sur la décarbonation du transport routier de marchandises, l’Union TLF exprime une opposition ferme à l’idée d’alourdir la fiscalité sur les biocarburants, dont le bioGNV. Le rapport, signé Gérard Leseul et Jean-Marie Fiévet, tend selon ses détracteurs à réduire la décarbonation à la seule électrification et propose d’orienter les biocarburants vers les transports maritime et aérien.
La position de TLF : électrique et biocarburants sont complémentaires.
Dans un communiqué du 29 mai, TLF salue la qualité du diagnostic mais exprime une « vigilance ferme » face à l’hypothèse d’une hausse de fiscalité. L’organisation défend les biocarburants comme une solution accessible à court terme pour réduire les émissions des flottes déjà en circulation, sans attendre le déploiement des infrastructures électriques.
Un argument chiffré.
TLF rappelle que le carburant représente près de 30 % des coûts de revient des transporteurs et qu’une hausse aggraverait une situation déjà marquée par un ralentissement du renouvellement des flottes et un niveau de défaillances inédit. Le rapport reconnaît pourtant un potentiel de décarbonation de -73 % à -93 % pour le bioGNV et d’environ -66 % pour le B100 issu de colza français.
Front commun.
La FNTR juge « ligne rouge » la suppression de l’avantage fiscal du B100 ou la fin du suramortissement pour les motorisations alternatives non électriques. Le sujet recoupe le dossier sensible des aides carburant et du PLF, et reste un point de friction structurant pour la filière.
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