
Poids lourds : le marché français stagne, l’électrique accélère
Publié le 11/09/2026
Une stabilité du marché français à contre-courant de l’Union européenne
Au premier semestre, le marché français des véhicules de plus de 3,5 tonnes enregistre une quasi-stagnation avec 23 214 immatriculations, marquant une infime progression de 0,2 % par rapport au premier semestre 2025. Cette atonie contraste avec la dynamique observée à l’échelle de l’Union européenne, où les immatriculations augmentent de 9,8 % pour atteindre 171 933 unités. Dans le détail des segments en France, la situation s’avère contrastée : les immatriculations de porteurs s’affaissent de 14,1 % (11 143 unités), tandis que les tracteurs routiers maintiennent une dynamique positive avec une hausse de 5,6 %, atteignant 14 922 unités immatriculées.
Le gazole ultra-dominant face à l’essor des motorisations électriques
Le gazole continue de régner sans partage sur la flotte française, captant 92,1 % des immatriculations au cours du semestre, alors que les autres énergies alternatives accusent un repli. Seul le segment des poids lourds électriques tire son épingle du jeu et affiche une croissance nette. Avec 646 nouvelles immatriculations enregistrées depuis le début de l’année, l’électrique progresse de 29,7 % par rapport à la même période l’an dernier. Cette accélération confirme que la France suit le rythme d’adoption européen des motorisations zéro émission, en dépit d’un marché global au ralenti.
Des TPE centrales et des perspectives annuelles contenues
Les très petites entreprises (TPE) demeurent le moteur principal des achats de véhicules industriels. En France, 74 % des entreprises de transport exploitaient de 1 à 4 véhicules (représentant 13 % du parc total), tandis que 85 % des structures ne concentrent que 22 % du parc. Pour l’ensemble de l’année 2026, la CSIAM anticipe une activité oscillant entre stabilité et légère croissance, sous réserve d’un rattrapage des cadences de production des constructeurs d’ici la fin du dernier trimestre.
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