
Projet de loi transports : la FNTR à l’Assemblée Nationale
Publié le 25/06/2026 - Mis à jour le 24/06/2026
Audition de la FNTR devant la commission du développement durable
La Fédération Nationale des Transports Routiers (FNTR), représentée par sa déléguée générale Florence Berthelot et son secrétaire général Rodolphe Lanz, a été auditionnée à l’Assemblée nationale par la rapporteure Olga Givernet. Cette intervention s’inscrit dans le cadre des travaux de la commission du développement durable et de l’aménagement du territoire portant sur le projet de loi cadre relatif au développement des transports. La fédération y a réaffirmé le rôle stratégique du transport routier de marchandises dans l’économie et l’approvisionnement des territoires.
Approbation de la programmation pluriannuelle des infrastructures
La FNTR a formellement salué l’intégration dans le texte d’une programmation pluriannuelle des investissements dédiés aux infrastructures de transport. Selon l’organisation professionnelle, cette visibilité budgétaire à long terme constitue un prérequis indispensable pour permettre aux entreprises du secteur de planifier leurs investissements et d’engager sereinement leur transition énergétique.
Les quatre conditions clés de réussite fixées par la fédération
Pour garantir l’efficacité de la réforme, la fédération a soumis quatre exigences majeures lors de la table ronde :
- Le financement pérenne des infrastructures de transport sans augmentation de la fiscalité sectorielle.
- Une répartition équitable des coûts financiers de la transition écologique entre tous les acteurs de la chaîne logistique.
- Le déploiement d’infrastructures de recharge et d’avitaillement adaptées aux nouvelles motorisations.
- Le maintien d’une stricte complémentarité opérationnelle entre les modes routier, ferroviaire et fluvial.
Plaidoyer pour une trajectoire écologique réaliste
En conclusion de son audition, la FNTR a rappelé que la décarbonation du transport routier de marchandises reste conditionnée à sa soutenabilité économique. L’organisation professionnelle refuse que la transition repose uniquement sur les transporteurs et appelle à une responsabilité partagée afin de préserver la compétitivité des entreprises face aux impératifs climatiques.
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