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Recharge des camions : la France en retard !

L'officiel des Transporteurs

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L’écart grandissant entre l’automobile et le transport lourd

Une note publiée par l’OTRE met en lumière une fracture nette dans le paysage français de la recharge électrique. Alors que la France s’illustre sur le segment des véhicules légers avec 195 000 points de recharge publics en mai 2026, l’infrastructuration dédiée aux poids lourds accumule un retard préoccupant. Le pays ne recense que 62 stations publiques adaptées aux camions, ne couvrant que 17,4 % du réseau transeuropéen, à peine au-dessus du seuil de 15 % exigé pour fin 2025.

Le défi colossal des échéances européennes de 2027 et 2030

Le règlement européen AFIR impose une accélération draconienne que la France risque de manquer. Les exigences continentales prévoient une couverture de 50 % du réseau d’ici fin 2027 avec des infrastructures délivrant 2,8 MW, avant de passer à 3,6 MW tous les 60 kilomètres en 2030. Face à ce mur d’investissements, l’OTRE rappelle que la recharge publique en itinérance ne suffira pas et devra impérativement s’accompagner d’équipements massifs au sein des dépôts des transporteurs et des sites logistiques des donneurs d’ordre.

Un parc embryonnaire soutenu par des incitations financières

La lenteur des infrastructures reflète la faible pénétration du camion électrique, qui ne pesait en 2025 que 2 % des ventes neuves et 0,5 % du parc roulant (contre 96 % pour le diesel). Pour débloquer la situation, l’État a rehaussé ses aides directes via les certificats d’économies d’énergie, offrant jusqu’à 107 000 euros pour l’achat d’un tracteur électrique de plus de 26 tonnes. Un coup de pouce financier majeur visant à combler un surcoût d’acquisition historiquement compris entre 100 000 et 150 000 euros.

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