
Transport routier en Roumanie : la fin du modèle à bas coûts
Publié le 31/08/2026
Une hausse généralisée des coûts d’exploitation
D’après une récente étude du Comité National Routier (CNR), le secteur du transport routier de marchandises en Roumanie connaît une profonde mutation structurelle. L’ancien modèle économique repose sur des hausses de charges significatives : en l’espace de trois ans, le coût horaire de conduite s’est alourdi de 14 %, le carburant a grimpé de 49 %, et le coût de détention des véhicules s’est envolé de 56 %. Ces évolutions portent désormais le coût kilométrique du pavillon roumain à 1,08 €, soit une augmentation supérieure à 30 % en quelques années.
La revalorisation salariale comme moteur du rattrapage
Le marché du travail constitue le principal vecteur de ce rapprochement avec les normes européennes. Le salaire minimum mensuel est passé de 115 € en 2007 à 663 € en 2024, avant de franchir le seuil des 800 € en 2025, marquant une multiplication par sept en 18 ans. Parallèlement, les indemnités de déplacement ont plus que doublé pour freiner la fuite des chauffeurs vers l’Europe occidentale. Cette sous-effectif s’est d’ailleurs accentuée avec le départ de nombreux conducteurs ukrainiens en raison de la situation géopolitique.
Des contraintes réglementaires et des infrastructures en modernisation
L’application des réglementations sociales de l’Union européenne contribue à réduire la productivité horaire tout en imposant un respect strict des temps de conduite et de repos. En parallèle, la Roumanie accélère ses investissements dans le développement des infrastructures autoroutières et la modernisation du réseau ferroviaire. L’ensemble de ces facteurs réduit progressivement l’écart de compétitivité qui séparait le pays des standards d’Europe occidentale.
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