
Transsaharienne Alger–Lagos : le méga-corridor qui change l’Afrique
Publié le 01/07/2026
Un projet continental de 10 000 km
La route transsaharienne relie Alger à Lagos sur environ 4 500 à 10 000 km selon les tronçons intégrés, en traversant 6 pays : Algérie, Tunisie, Mali, Niger, Tchad et Nigeria. Lancé dans les années 1960, ce projet figure parmi les principaux corridors routiers africains. Aujourd’hui, il est réalisé à plus de 90 %, ce qui marque une étape clé vers son achèvement opérationnel.
Une infrastructure pensée pour le commerce régional
Initialement conçu pour désenclaver le Sahara et faciliter les échanges nord-sud, le projet vise désormais à connecter les grands centres économiques du continent. Il s’inscrit dans les réseaux d’intégration africaine pilotés par la CEA, l’Union africaine et la BAD, avec l’objectif de réduire les coûts logistiques et les délais de transport. L’axe principal relie directement les ports d’Alger et de Lagos, deux hubs stratégiques du continent.
Une transformation vers un corridor économique
Les États membres et les institutions partenaires ne parlent plus seulement de route, mais de corridor économique intégré. L’ambition est de transformer l’infrastructure en plateforme multimodale incluant transport, logistique, douanes et énergie. Cette évolution doit renforcer les échanges commerciaux, soutenir la Zone de libre-échange continentale africaine et stimuler les économies locales sur tout le tracé.
Un projet stratégique mais encore fragile
Malgré son avancement, le projet reste confronté à des défis importants : coordination entre États, sécurisation de certaines zones du Sahel et mise en place d’un système de gestion commun. Les discussions récentes insistent sur la nécessité d’un mécanisme durable de maintenance et d’exploitation pour garantir l’efficacité du corridor sur le long terme.
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