
Industrial Accelerator Act : le CLIFA appelle à un véritable « Made in EU » pour protéger la filière automobile européenne
Publié le 29/05/2026 - Mis à jour le 28/05/2026
Une étude du GERPISA pointe les failles du texte européen
À l’occasion de la publication d’une nouvelle étude du GERPISA, les organisations membres du CLIFA, dont la FFC, alertent sur les insuffisances de l’Industrial Accelerator Act (IAA) proposé par la Commission européenne. Le rapport, intitulé « Relever le défi chinois dans le secteur automobile : le projet de loi sur l’accélération industrielle est-il à la hauteur de la tâche ? », a été réalisé par Tommaso Pardi (CNRS – GERPISA). Il analyse l’impact croissant de la concurrence chinoise sur l’industrie automobile européenne et les risques majeurs pesant sur l’ensemble de la chaîne d’approvisionnement.
Un dispositif jugé trop restreint pour protéger la filière
Soutenue par le CLIFA qui réunit la FIEV, la Fédération Française de Carrosserie (FFC), la Fédération des Industries Mécaniques (FIM), la Fédération Forge Fonderie, le Groupement Plasturgie Automobile (GPA) et Elanova, l’étude souligne un point critique : la version actuelle de l’Industrial Accelerator Act ne protégerait qu’un quart de la chaîne d’approvisionnement automobile européenne. Un périmètre jugé largement insuffisant au regard de l’intensification de la concurrence industrielle et commerciale venue de Chine.
Sept recommandations pour une vraie souveraineté industrielle
Pour répondre efficacement à ce défi, les organisations membres du CLIFA portent sept recommandations clés. Parmi les principales figurent l’élargissement du dispositif à toutes les motorisations, le relèvement des exigences de contenu local à 80 % pour les véhicules, la création d’un label « Made in EU » pour les pièces automobiles, ainsi que le renforcement du contrôle des investissements chinois dans le secteur automobile européen. L’objectif affiché est de transformer ce texte en un véritable levier de souveraineté industrielle européenne, plutôt qu’une mesure partielle et insuffisamment protectrice. L’étude est disponible en français et en anglais sur le site de la FIEV.
Retrouvez l’étude en pièce jointe, et le communiqué de presse en cliquant ici !
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